Études et recherche en Sciences Humaines à Grenoble

Jean-Marc Jouffe

Depuis des décennies, j'ai orienté mes études pour mieux connaître et comprendre l'être humain. Découvrez sur cette page les principales recherches que je mène. N'hésitez pas à me contacter pour toute demande.

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Mes influences

La galerie de portraits ci-jointe résume les influences des recherches que je mène depuis le début de ma formation. Ce qu’on appelle « psychologie » constitue un ensemble complexe dans le vaste champ des Sciences Humaines.

Une compréhension objective de l'humain

Pour approcher une compréhension plus objective de l’humain, je me suis intéressé à des approches anthropologiques complémentaires : linguistique, histoire, biologie, physiologie, psychiatrie, sociologie, ethnologie, éthologie… 

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REFLEXION DU MOMENT

REFLEXION SUR LE RAPPORT ENTRE INFRACTION ET TRANSGRESSION

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20 novembre 2020

 

 

 

 


Les délits sont des infractions au code comportant toujours un minimum de transgression. C’est pourquoi l’infraction est une transgression pénalisée. Cependant personne n’ignore qu’il y a des tas de transgressions qui ne relèvent d’aucune pénalisation et qui ne sont pas considérées dans le code pénal comme des infractions. Beaucoup de transgressions ou d’actes illégitimes ne sont donc pas pénalisés parce qu’ils ne sont pas illégaux ; mais cela ne les rend pas légitimes pour autant.

 

Or, beaucoup de gens, et des jeunes en particulier, considèrent que l’on peut transgresser parce que ce n’est pas pénalisé ! Mais à l’égard de qui et de quelle autorité peut-on commettre cette transgression ?


Si l’autorité c’est soi-même, c’est à soi-même de ne pas se le permettre. On n’est pas automatiquement habilité à transgresser un certain interdit parce que le législateur ne le sanctionne pas.

 

D’un côté, l’infraction ne peut être qu’une transgression pénalisée mais la loi ne saurait en aucun cas autoriser ce qu’elle ne sanctionne pas, ni non plus légitimer un acte du seul fait que l’on peut légalement se donner les moyens techniques d’en épargner les conséquences. (les préservatifs et l’avortement permettent-il de donner libre court à la sexualité ? soigne-t-on les pyromanes en cachant les allumettes ?) Si la sexualité, comme n’importe quel objet de consommation, n’est pas rationnée nous ne sommes pas des hommes.

 

En fait, la loi ne saurait rien autoriser. Si nous sommes libre nous sommes les seul maîtres de l’autorisation. Nous ne sommes pas « libre de faire ce que je veux ! » comme disent les enfants, mais nous sommes libre de faire mieux pour ne pas aller dans le seul sens de notre pulsion.